Voici une petite sélection YAWAM des artistes présents aux Transmusicales de Rennes début Décembre.
Pour celles et ceux qui n'auront pas la chance d'aller voir les artistes suivants en Bretagne, prenez le temps de les découvrir ci-dessous car, ne l'oubliez pas, les Transmusicales a certainement la programmation de révélations musicales la plus riche en France.
Cliquez sur les dates ci-dessous puis sur les noms de salles (Ubu, Le 4 Bis, etc) pour faire apparaître les artistes que nous vous conseillons.


Peter Winslow :
Ce jeune auteur, compositeur, et interprète multi instrumentiste peut, tel un Beck Français, faire jaillir des canons de son vaisseau des sons provenant aussi bien du fin fond du Swinging London 60's, que des rivages de la French Touch 90's. Derrière son tableau de bord, Peter Winslow exerce son savoir faire enchanteur et ose synthétiser l'impossible, abolissant la notion de genre musical. Chez lui, les mélodies des Kinks côtoient le groove de Daft Punk, les fantômes de Dany Elfman hantent le manoir MGMT, les guitares glam de Marc Bolan affrontent la modernité rythmique des Neptunes ! Des chansons venues de l'autre bout de l'univers pour sauver l'humanité. Sur scène, notre Alien bienveillant et romantique s'entoure de trois comparses Terriens, distillant un show surprenant, intense, et riche en émotions. Alors, préparez vous, tendez l'oreille, observez attentivement le ciel, et rappelez vous : « It came from outer space ».
www.myspace.com/peteoblio
Transformer :
Dernier né de la scène musicale toujours féconde de Brighton, Transformer réactive avec énergie et conviction les innovations du post-punk anglo-saxon du début des années 1980. Conscient de ce qu'il doit au passé, le quatuor ne dissimule pas ses influences : Talking Heads, James Chance, A Certain Ratio. Mais il parvient sans peine, à coup de guitares tranchantes et de beats discoïdes, à leur redonner toute leur fraîcheur. Entre groove métallique et funk synthétique, les performances scéniques de ce quatuor ressuscitent en plein XXIème siècle l'esprit que chérissait la discothèque new-yorkaise Danceteria entre 1980 et 1983 !
www.myspace.com/transformertransformer

Osni :
Planqué à l'ombre du Velvet Underground et des Tornadoes, nourri au cinéma-bis et aux vieux comics, Osni cimente un mur de son qui s'effrite, laissant transparaître une belle mélancolie, des mélodies ravageuses et de sensuels duos masculin-féminin. Elégantes et élancées, rêveuses et en révèrb', ces chansons oscillent entre le noir immaculé et le (Stephen) Pastel, le surf et le shoegaze, jamais très loin d'un Surf City de The Jesus And Mary Chain, revisité loin des vagues et la tête dans le sable. Des tournées en Angleterre et en Suède, entre autres, ont définitivement installé OSNI au rang des grands groupes méconnus de nos contrées. Plus pour longtemps.
www.myspace.com/osni
The Bird Is Yellow :
De Friction à Frustration en passant par Poni Hoax, le post-punk à la française revit une seconde jeunesse (sauvage). Derrière ce patronyme bucolique, The Bird Is Yellow incarne une relève aussi anglophile qu'anguleuse, aussi violente que chatoyante. Ce quintette briochin invoque des influences fondamentales : Joy Division, LCD Soundsystem, Gang Of Four... Mais visant plus loin que les paysages grisâtres d'Anton Corbijn, The Bird Is Yellow prend le maquis (de Sade) et enrichit cette base à l'aide de platines ou de violoncelles. Le résultat ? Un punk funk pas comme les autres, où la noirceur se découvre riche de nuances.
www.myspace.com/thebirdisyellow

Gaëtan Roussel :
On ne va pas retracer ici l'incroyable épopée de Louise Attaque. Un étonnant parcours fait de folk au lyrisme âpre, et d'inlassables tournées des clubs, couronnés par un succès historique (plusieurs millions d'albums vendus grâce au simple bouche à oreille, c'était avant Internet !) dès la sortie de son premier album. Mais contrairement à ce que d'aucuns auraient sans doute fait, les quatre musiciens ont refusé de se reposer sur leurs lauriers pour mieux papillonner entre divers projets (Ali Dragon, Poney Express, Têtard...), tout en publiant deux autres albums sous leur identité phare. Gaëtan Roussel, lui, s'est investi dans Tarmac, a signé la musique du brûlot grolandais Louise-Michel et coécrit l'ultime album d'Alain Bashung, Bleu Pétrole. Discret mais déterminé, il tient sa fameuse promesse (J't'emmène Au Vent) et navigue entre Paris et New York pour enregistrer son premier Lp solo. Solo ? C'est vite dit ! Interminable et luxueuse, la liste des artistes et producteurs qui se sont pressés autour du Français donne le tournis : citons, entre nombreux autres, Mark Plati (Bowie, Bashung...), Julien Delfaud (Herman Düne...), mais aussi un ponte de l'écurie DFA en la personne de Tim Goldsworthy (The Rapture, UNKLE...), sans oublier Renée Scroggins (ESG) ou le vieil ami Gordon Gano, leader des mythiques Violent Femmes. Ces deux derniers viendront d'ailleurs se faufiler dans l'intimité de l'Aire Libre, pour soutenir Gaëtan Roussel, qui donnera un avant-goût de ce disque mystérieux à paraître en janvier 2010 ! Mais on peut déjà extrapoler, imaginer un disque perdu entre anglais et français, pop et chanson, électro et groove... Une partie du voile sera levée durant ces cinq soirées, où Gaëtan Roussel donnera autant de concerts totalement différents et uniques (dans tous les sens du terme), pendant lesquels l'homme nous livrera les titres qu'il vient d'immortaliser sur bandes...


Del Cielo :
Autrefois "simple" instrumentiste chez Mobiil et Laetitia Sheriff, Gaël Desbois remplit, depuis 2006, la double fonction de batteur et de compositeur au sein du duo qu'il a formé avec la chanteuse Liz Bastard (ex-Supersage). Déjà salués par la presse à l'occasion de la sortie de plusieurs Ep's, auxquels vient de succéder un premier album joliment monochrome, Sous Les Cendres, les Rennais allient à merveille la douceur et l'amertume, entre musique ténébreuse et textes percutants. La plume trempée dans l'acide, Del Cielo "ose murmurer ce que tout autre groupe hurlerait, avec des effets autrement plus dévastateurs" , comme l'ont si bien écrit Les Inrockuptibles.
www.myspace.com/opendelcielo

Framix :
Depuis son home-studio enfumé, Framix mêle dub ancestral et guitares hawaïennes, bluegrass des familles et calypso brûlant, reggae chancelant et atmosphères country. Signataire, sous l'alias Kasamix, de quelques remixes (parus chez Brooklyn Beats ou playlistés par Dj Rupture), le jeune homme imagine un dub bourdonnant, minutieux, où les sons pesants le disputent à l'optimisme qui parcourt son oeuvre. Jeter une oreille à Animals, son nouvel album, permet de mesurer l'étendue des capacités et des envies de ce bricoleur atypique, qui repousse frontières et audaces. Sur scène, accompagné de quelques amis aux guitares, claviers, sampler et basse, Framix vrille ce voyage rétrofuturiste de joyeuses perturbations, entre court-métrages et projections ludiques. Plus qu'une curiosité, une révélation !
www.myspace.com/framix
Cercueil :
Incontestable révé
lation de cette année 2009, Cercueil façonne un son capiteux et capitonné, où se mêlent new-wave glaciale, krautrock menaçant, electro abrasive et noise fondamentale. Porté par le chant envoûtant de Pénélope Michel, les guitares stridentes de Nicolas Devos et la frappe métronomique d'Olivier Durteste (Gomm), le trio lillois marche sur les traces du Marquis de Sade, d'Electrelane et du dernier album en date de Portishead. Véritables activistes de la scène souterraine française, ces fossoyeurs de la médiocrité creusent leur sillon pour mieux atteindre les cîmes(tierres) de la plénitude. À l'image de Shoo Straight Shot, premier album à l'incroyable force tranquille, Cercueil livrera un set intense et poignant, dont on sortira peut-être vivant. Mais pas indemne.
www.myspace.com/cercueil

The National Parcs :
Les Montréalais de The National Parcs ne sont pas complètement inconnus puisqu'on y retrouve Vincent Letellier, alias Freeworm. Dans ce collectif mûr, mais très vert, la nature occupe une place de choix, puisqu'elle est la matière première de chansons naviguant entre soul, blues, et hip-hop. Un peu comme si Saul Williams se promenait en forêt et initiait au slam toutes les personnes rencontrées, The National Parcs concocte une musique hybride et innovante, en mettant au point de véritables ping-pong vocaux. Les Canadiens nous entraînent dans une aventure mélangeant échantillons de sons et d'images captés au grand air, au service d'un message écolo-bricolo mais jamais démago.
www.myspace.com/thenationalparcs
Gaëtan Roussel :
On ne va pas retracer ici l'incroyable épopée de Louise Attaque. Un étonnant parcours fait de folk au lyrisme âpre, et d'inlassables tournées des clubs, couronnés par un succès historique (plusieurs millions d'albums vendus grâce au simple bouche à oreille, c'était avant Internet !) dès la sortie de son premier album. Mais contrairement à ce que d'aucuns auraient sans doute fait, les quatre musiciens ont refusé de se reposer sur leurs lauriers pour mieux papillonner entre divers projets (Ali Dragon, Poney Express, Têtard...), tout en publiant deux autres albums sous leur identité phare. Gaëtan Roussel, lui, s'est investi dans Tarmac, a signé la musique du brûlot grolandais Louise-Michel et coécrit l'ultime album d'Alain Bashung, Bleu Pétrole. Discret mais déterminé, il tient sa fameuse promesse (J't'emmène Au Vent) et navigue entre Paris et New York pour enregistrer son premier Lp solo. Solo ? C'est vite dit ! Interminable et luxueuse, la liste des artistes et producteurs qui se sont pressés autour du Français donne le tournis : citons, entre nombreux autres, Mark Plati (Bowie, Bashung...), Julien Delfaud (Herman Düne...), mais aussi un ponte de l'écurie DFA en la personne de Tim Goldsworthy (The Rapture, UNKLE...), sans oublier Renée Scroggins (ESG) ou le vieil ami Gordon Gano, leader des mythiques Violent Femmes. Ces deux derniers viendront d'ailleurs se faufiler dans l'intimité de l'Aire Libre, pour soutenir Gaëtan Roussel, qui donnera un avant-goût de ce disque mystérieux à paraître en janvier 2010 ! Mais on peut déjà extrapoler, imaginer un disque perdu entre anglais et français, pop et chanson, électro et groove... Une partie du voile sera levée durant ces cinq soirées, où Gaëtan Roussel donnera autant de concerts totalement différents et uniques (dans tous les sens du terme), pendant lesquels l'homme nous livrera les titres qu'il vient d'immortaliser sur bandes...

The Whitest Boy Alive :
Découvert en 2000, avec son duo folk Kings Of Convenience, Erlend Øye s'est vite imposé comme une figure marquante de la décennie en cours. Car l'insatiable Norvégien multiplie les projets, en solo ou en groupe. Avec The Whitest Boy Alive, formé en 2003 avec deux musiciens berlinois, il assouvit sa soif de comptines pop délicates et contagieuses. Mais la particularité de ce groupe est de se destiner aussi aux dancefloors sans jamais utiliser la moindre programmation. Désormais établi en quatuor, The Whitest Boy Alive tient, avec la personnalité facétieuse de son leader, la garantie de concerts débonnaires et souvent interactifs.
www.myspace.com/thewhitestboyalive
V.V. Brown :
À vingt-quatre ans à peine, V.V. Brown semble déjà avoir intégré tout l'héritage des musiques afro-américaines. Après avoir démontré l'efficacité de ses dons d'écriture en composant plusieurs tubes pour les célébrités de la scène r'n'b (Pussycat Dolls, Sugababes), la belle Vanessa s'est enfin décidée à interpréter elle-même ses chansons, résolument modernes mais toujours agrémentées d'effets rétros. Doo-wop, funk, rockabilly, pop : aucun de ces registres ne manque à l'appel de son premier album, Travelling Like The Light, précédé par le tube Crying Blood
www.myspace.com/vvbrown
Abraham Inc. :
Cet homme-là ne sera donc jamais rassasié. Déjà croisé aux Trans, sous son nom et bien accompagné, en 2006, le virtuose new-yorkais de la clarinette klezmer David Krakauer collabore avec le célèbre tromboniste Fred Wesley (James Brown, Funkadelic) et le bidouilleur de cadences hip-hop Socalled pour ce nouveau projet baptisé Abraham Inc. Véritable célébration festive de la collision improbable entre la tradition ashkénaze et le funk le plus brûlant, le résultat de cette rencontre au sommet a déjà conquis les amateurs d'hybridation musicale et autres mutations inattendues, notamment au cours de performances scéniques participatives d'une intensité inégalée.
www.myspace.com/abrahamincmusic

Hook & The Twin :
En 2009, Tom Havelock et Marcus Efstratiou ont débarqué en trombe sur la scène musicale londonienne, pourtant déjà fort encombrée. Leur premier Ep, Race For The Bone , est consacré dès sa sortie single de la semaine par le webzine de référence Drowned In Sound. Il faut bien admettre que ces vocalises hypnotiques et parfois surréalistes, flottant en apesanteur au-dessus de textures instrumentales synthétiques et de rythmiques robotiques ont tout pour susciter la plus immédiate des addictions. Un diagnostic confirmé à l'automne, lors de la sortie d'un second Ep, Bang Bang Cherry, et de concerts hypnotiques.
www.myspace.com/hookandthetwin


La Terre Tremble :
Leur premier album s'intitule Brouillon (2005), le second Trompe l'oeil (2007) : voilà qui suffit sans doute à donner une idée approximative de l'amour du bricolage musical et des faux-semblants sonores qu'affichent depuis leurs débuts les trois Rennais. Propices à la rêverie éveillée, leurs morceaux entraînent l'auditeur dans des sinuosités déroutantes. Entre comptines post-pop à la Robert Wyatt et math-rock expérimental, se glissent toujours ces petits grains de folie sonores annonciateurs des séismes de grande magnitude.
www.myspace.com/laterretremble
Nimh :
Comme le chantait si bien Sly & The Family Stone, c'est une affaire de famille qui nous intéresse ici. Derrière Nimh, se cachent donc d'abord deux frères qui assument avec morgue leur statut de mélomanes invétérés : ici, on connaît ses gammes sixties sur le bout des doigts et l'on s'en est inspiré crânement pour mieux imaginer des compositions artisanales, en équilibre parfait entre pop californienne et folk bucolique. Complété sur scène par deux autres comparses, Nimh dévoile alors un univers où la fragilité de mélodies touchantes le dispute à l'efficacité de chansons qui revêtent parfois des atours de classiques.
www.myspace.com/nimhproject

GaBLé :
L'an passé, auréolé de sa victoire au concours CQFD organisé par Les Inrockuptibles, GaBLé avait retourné le public entassé à l'Ubu avec sa pop démantibulée et audacieuse. Signé sur un label anglais, le groupe revient cette année avec l'ambition de proposer un concert véritablement unique. En effet, les Caennais ont peaufiné un spectacle spécialement pour les Trans Musicales. Et quand on sait que d'ordinaire déjà, ces jeunes gens n'ont peur de rien et s'amusent à triturer tambours, samples, boucles, guitares, on est bien curieux de savoir comment le répertoire (ancien et nouveau) va se métamorphoser avec le renfort d'une violoncelliste, d'un percussionniste et d'une chorale forte de quinze personnes. Décidément, en France, on se dit qu'on a une sacrée chance d'avoir GaBLé et ses idées.
www.myspace.com/gableacute
Cass McCombs :
Tandis que les hype se suivent, se ressemblent et laissent dans leur sillage espoirs détruits et auditeurs fatigués, certains se tiennent à l'écart du monde et l'observent tourner, l'air de rien. Cass McCombs est de ceux-là. L'Américain a aligné, en sept ans et dans un silence assourdissant, quatre albums qui laissent sans voix. La sienne, touchante et fragile, conte quelques peines de coeur teintées d'un humour noir croisé chez Bill Callahan ou Morrissey. Depuis Baltimore, le jeune homme imagine l'Angleterre d'Echo & The Bunnymen ou The Cure et concrétise ses fantasmes à travers ses disques. Cette pop noire et bouleversante restera-t-elle encore (trop) méconnue ? Cass McCombs s'en fiche peut-être. Pas nous.
www.myspace.com/cassmccombs

Gaëtan Roussel :
On ne va pas retracer ici l'incroyable épopée de Louise Attaque. Un étonnant parcours fait de folk au lyrisme âpre, et d'inlassables tournées des clubs, couronnés par un succès historique (plusieurs millions d'albums vendus grâce au simple bouche à oreille, c'était avant Internet !) dès la sortie de son premier album. Mais contrairement à ce que d'aucuns auraient sans doute fait, les quatre musiciens ont refusé de se reposer sur leurs lauriers pour mieux papillonner entre divers projets (Ali Dragon, Poney Express, Têtard...), tout en publiant deux autres albums sous leur identité phare. Gaëtan Roussel, lui, s'est investi dans Tarmac, a signé la musique du brûlot grolandais Louise-Michel et coécrit l'ultime album d'Alain Bashung, Bleu Pétrole. Discret mais déterminé, il tient sa fameuse promesse (J't'emmène Au Vent) et navigue entre Paris et New York pour enregistrer son premier Lp solo. Solo ? C'est vite dit ! Interminable et luxueuse, la liste des artistes et producteurs qui se sont pressés autour du Français donne le tournis : citons, entre nombreux autres, Mark Plati (Bowie, Bashung...), Julien Delfaud (Herman Düne...), mais aussi un ponte de l'écurie DFA en la personne de Tim Goldsworthy (The Rapture, UNKLE...), sans oublier Renée Scroggins (ESG) ou le vieil ami Gordon Gano, leader des mythiques Violent Femmes. Ces deux derniers viendront d'ailleurs se faufiler dans l'intimité de l'Aire Libre, pour soutenir Gaëtan Roussel, qui donnera un avant-goût de ce disque mystérieux à paraître en janvier 2010 ! Mais on peut déjà extrapoler, imaginer un disque perdu entre anglais et français, pop et chanson, électro et groove... Une partie du voile sera levée durant ces cinq soirées, où Gaëtan Roussel donnera autant de concerts totalement différents et uniques (dans tous les sens du terme), pendant lesquels l'homme nous livrera les titres qu'il vient d'immortaliser sur bandes...

The Lost Valentinos :
Mot d'ordre ? Conquistadisco ! Inspirés par les mystères des mondes perdus, telles ces Cités d'Or qui ont baptisé leur premier album et nourri leur imaginaire enfantin, ces cinq explorateurs du temple électronique comptent bien déboussoler leur monde. Tantôt psychédéliques, tantôt punk-funk, les trépidantes chansons à danser des séduisants Lost Valentinos n'oublient jamais de nous embarquer avec elles dans leurs aventures. Bourlinguant ainsi pas si loin, finalement, des rivages austraux occupés par les compatriotes d'Empire Of The Sun. Mais attention, il pourrait y avoir maya partir...
www.myspace.com/lostvalentinos
Detroit Social Club :
M-51 ou M-65, qu'importe le modèle, pourvu qu'on ait la parka ! Ce Detroit Social Club ne débarque pas de la Motor City américaine, mais de la pluvieuse Newcastle, et lorgne du côté des inoxydables Primal Scream ou de la scène de Manchester. Guitares saturées, rythmes baggy, choeurs (northern) soul et nonchalance vocale : les cinq lads jaillissent des tribunes pour jouer un rock enfumé, où la morgue éthylique le dispute à la classe débraillée. Oasis séparé (définitivement, peut-être), Detroit Social Club s'impose comme une relève prometteuse, et la rivalité Nord-Sud, vieille tradition britannique, pourrait bien prendre des airs de Guerre de Sécession.
www.myspace.com/detroitsocialclub
Major Lazer :
Producteurs émérites, Diplo et Switch ont déjà trempé les nuits (avancées) des Trans Musicales à base d'électro moite mais explosive. Aujourd'hui, les deux jeunes hommes se réinventent en émigrés Jamaïcains et sont bien décidés à faire chauffer le (dance)hall 4. Personnage fictif à la biographie abracadabrantesque, Major Lazer dévaste les soundsystems à grands coups de beats surpuissants, d'une voix gutturale et d'un sens du groove qui déboîte les rotules. Cette fois, ce sont tous les clichés testostéronés du ragga digital poussés à leur paroxysme, et enrichis au grime et à l'électro stridente.
www.myspace.com/majorlazer

FM Belfast :
Agrégat des meilleurs éléments de la scène islandaise (on y retrouve des membres de Múm, Borko ou Benni Hemm Hemm), FM Belfast s'est d'abord éclaté en studio, sans penser à brûler les planches. Ni les étapes. Séduites par cette electropop espiègle, les têtes chercheuses du festival Icelandic Airwaves ont fini par pousser sur scène ce collectif oscillant entre trois et huit membres. Et FM Belfast d'ouvrir un monde fait de bric et de broc (reprise diaphane de Rage Against The Machine, clin d'oeil crevé à Technotronic), entre mélodies assassines, nappes célestes et (au moins) un tube définitif, Underwear, qui désape toute forme de résistance sur le dancefloor étoilé. Évident. Et immanquable.
www.myspace.com/fmbelfast
Jessie Evans :
Pas vraiment inconnue (on l'a notamment aperçue au sein de Subtonix, Autonervous ou encore The Vanishing), Jessie Evans traîne ses guêtres et son saxophone sur la scène musicale aventureuse depuis une bonne dizaine d'années. Posée à Berlin, la Californienne au look des années folles a mis au point, avec l'aide du batteur Toby Dammit (Iggy Pop, Swans, The Residents, Stephan Eicher !), une pop à la fois primitive et avant-gardiste, qui doit autant au jazz cabaret d'antan qu'à l'explosion de liberté no-wave, au sens James Chance du terme. Incontournable.
www.myspace.com/jessieevansmusic
The Field :
Figure de proue du label Kompakt, Axel Willner, sous l'alias The Field, explore un invraisemblable champ des possibles. Entre des relectures parasitées d'inoubliables rengaines (Everybody's Got To Learn Sometimes de The Korgis, ce genre), le Suédois trouve le temps de signer deux chefs-d'oeuvre électro-niriques, où les samples inattendus sont concassés, défigurés, et accouchent d'atmosphères ambient à la beauté stellaire. Redescendu sur le plancher des vaches, The Field s'attaque à de prestigieux contemporains, remixant Gui Boratto, Battles ou Thom Yorke. Unique date française d'une tournée-marathon, ce set promet monts, merveilles et rêves éveillés.
www.myspace.com/thefieldsthlm
The Wankin Noodles :
More Songs About Chocolate And Girls, chantaient The Undertones. Pour le cacao, on verra plus tard, la gent féminine étant la principale préoccupation des Wankin'Noodles. Guère étonnant : les pieds à Saint-Brieuc mais l'esprit outre-Manche, ce quatuor hi-energy doit autant aux Kinks et aux Who première période qu'aux Suédois de The Hives, tous trois auteurs d'hymnes adolescents éternels. Révélation des Transmusicales 2008, Wankin'Noodles compose des pop songs définitives avec une ingénuité et une facilité déconcertante. Sur scène, les quatre garçons flirtent avec la rage teenage des Sonics et se transforment en redoutable machine à transpirer.
www.myspace.com/wankinnoodles

Gaggle :
Elles sont une vingtaine et se prénomment Lipstick, Peachy Bitch, Polydorou ou Wunderla. Mais derrière ces patronymes saugrenus, se cache une entité aussi étonnante qu'envoûtante : Gaggle. En argot militaire, il s'agit d'un détachement inoccupé. Un détachement qui dans le cas présent fricote avec la science fiction, le féminisme, et affiche ses charmes vénéneux à grands coups de polyphonies bordéliques posées sur un punk funk rugueux. Évidemment, ces jeunes filles "Au Pairs" ne sont pas une génération spontanée, et l'on distingue parfois une meute de Le Tigre ou un Tom Tom Club dopé. Qu'on leur cite I'm From Barcelona ou Polyphonic Spree, et elles dégainent plus vite que Valerie Solanas : ces riot grrrls de Gaggle ne sont pas venues pour faire du tricot, mais pour en découdre !
www.myspace.com/gagglespace
Terry Lynn :
Valeur montante du ragga, destructrice des clichés machos du genre, mademoiselle Terry Lynn possède un flow à faire pâlir Sizzla, et injecte dans son dancehall des sons frais et novateurs. Au moment où Major Lazer rénove ce style en forçant le trait, Terry Lynn n'a pas le coeur à rire. Mais signe un disque dont elle peut être fière. Fruit de la rencontre avec le producteur Suisso-canadien Russell "Phred" Hergert, Kingstonlogic 2.0 est un premier album qui dénonce, en vrac, la pauvreté, la violence ou la place des femmes dans l'île Caribéenne, le tout posé sur un synthétisme moderniste s'emparant de l'héritage de Defunkt ou Daft Punk. Un bon coup de fouet sur une scène reggae qui somnole parfois !
www.myspace.com/terrylynnkingstonlogic
Fever Ray :
On l'avait croisée une première fois, en fine lame électropop. Depuis, Karin Dreijer Andersson a rangé The Knife dans son étui et s'est réinventée en grande prêtresse noire et suffocante. Inquiétantes et oniriques, les atmosphères vénéneuses distillées par la Suédoise renvoient à Kate Bush ou à un Dead Can Dance qui aurait troqué l'africanisme contre des fjords blafards. Profondément singulière, Fever Ray ne cesse d'intriguer : rarement les angoisses primitives auront été mises en son de façon aussi mélodieuse et théâtrale. Er aujourd'hui, nul ne sait si Andersson, adepte des transformations radicales, survivra à l'identité Fever Ray ou si elle réapparaîtra sous une autre forme. Concert immanquable, donc.
www.myspace.com/feverray
Aeroplane :
À l'instar de leurs compatriotes de Soulwax/2ManyDj's, Stephen Fasano et Vito De Luca ont décidé de répartir leurs activités musicales entre déclinaisons pop classiques et passages fracassants derrière les platines, notamment lors de résidences prolongées au célèbre club Make Up de Gand. Mais, quel que soit le support, l'éclectisme est toujours au rendez-vous : entre beats disco, accents pop psychédéliques, house classique et inflexions baléariques, leurs sets foisonnants brisent les frontières des genres avec en seul point de mire la recherche de l'efficacité maximale. Ça va planer pour vous et nous.
www.myspace.com/aeroplanemusiclove
Solillaquists Of Sound :
Les premiers ferments de Solillaquists Of Sound sont apparus en 2002, lorsqu'Asaan Brooks (MC Swamburger) a commencé à organiser à son domicile d'Orlando des causeries participatives autour de l'art, de la spiritualité ou de l'investissement des artistes dans la vie de leur communauté. Bien décidé à mettre en pratique les fruits de ces réflexions collectives, Brooks commence alors à organiser ses propres concerts de quartier, entouré de quelques amis (Glen Valencia, Alexandra Sarton). Ils ne se reconnaissent dans aucun des styles existants ? Qu'à cela ne tienne, ils inventent au débotté le FAHEEM (Funk/Astro/Hip-Hop/Extraterrestrially Energized Message), multiplient le nombre de leurs fans (Sage Francis, notamment) et débutent la diffusion internationale de leur métaphysique musicale. Deux albums plus tard, l'atterrissage de leur soucoupe en territoire français est enfin programmé.
www.myspace.com/solilla


West Indies Desires :
Lyrique, inspiré, aérien, envoutant. Ce n'est sans doute pas un hasard si les épithètes qui surgissent le plus fréquemment pour qualifier les premières oeuvres du jeune trio breton sont également ceux qui apparaissent de manière récurrente à propos de leurs influences les plus clairement assumées : Radiohead, Coldplay, Pink Floyd. Pourtant, West Indies Desire commence déjà à affirmer de manière plus marquée une personnalité musicale originale. Né de la rencontre sur les bancs du lycée entre Tristan et Richie, vite rejoints par Jeremy, le groupe est parvenu, en deux années d'existence, à insuffler une bonne dose d'énergie rythmique et de soul à ses premières références plus poétiques et mélancoliques.
www.myspace.com/westindiesdesire

Django Django :
Pas d'humoriste pénible ni de guitariste jazz virtuose dans cette affaire-là, mais une confrérie écossaise qui promet de se faire un prénom très bientôt. Repérés sur la défricheuse compilation française Sisters, ces quatre garçons discrets exilés à Londres pourraient bien s'installer dans le siège laissé vacant par feu le brillant Beta Band. Aussi étrange et unique que leur patronyme, leur signature musicale est un condensé de folk incantatoire, tenu par un tissu percussif chiadé et sans aucun doute bousillé par la prise méthodique de stupéfiants. Comme des Canned Heat de l'ère numérique, les chansons en plus, la barbapoux en moins ! Et leur parti pris scénique, mi-organique, mi-électronique, vaut aussi le détour. La révélation de 2010 ?
www.myspace.com/djangotime
The Agitator :
Alerte agitprop ! Planquez les gosses, voici de dangereux révolutionnaires en provenance d'Albion. Si cette association paraît antinomique à l'heure où musique et politique ne font guère bon ménage outre-Manche, le programme de The Agitator a de quoi convaincre. Il repose avant tout sur un parti pris artistique assez unique en son genre puisque le duo formé par Derek Meins et Robert Dylan Thomas (sic) repose exclusivement sur la voix et les percussions, soit les meilleures armes pour rallier les troupes à leur credo : bouger, au sens propre comme au figuré, pour lutter contre l'immobilisme ambiant. En concert, ces harangues minimalistes s'apparentent à du slam et font de plus en plus de fidèles. La révolution est engagée.
www.myspace.com/theagitatormusic
I Come From Pop :
A priori, un tel patronyme laisse peu de place au mystère. Et pourtant... On se demande toujours où ces trois Brestois sont allés chercher de telles chansons ! Sans doute pêchées dans le port de Recouvrance, elles mêlent l'évidence mélodique du regretté Elliott Smith et quelques rares envolées bruitistes. Surtout, cette voix céleste, soutenue par des choeurs vaporeux, survole des titres tout en pleins et en déliés, dont les arrangements ouatés invitent clarinette et xylophone. Si l'on sait d'où vient ce trio, on ignore où il va. Ou plutôt, loin, très loin, en frôlant d'inatteignables horizons musicaux, parsemant son passage de magnifiques hymnes de poche.
www.myspace.com/icomefrompop
Elephanz :
Pas nés de la dernière pluie, les deux frangins Verleysen ont déjà une solide expérience musicale - des groupes et des collaborations avec quelques chanteuses françaises, entre autres. Mais en 2008, le tandem nantais décide de se réinventer, recrute des mercenaires de génie et, avec l'imposant Elephanz, assouvit ses fantasmes sonores. Des rêves de grandeur dans lesquels Beck et Dan The Automator initieraient The Kinks a leur science du groove, faisant swinguer les clavecins comme personne. Chansons en fausses pistes, arrangements en chausse-trappe, mille mélodies s'entrechoquent et finissent par n'en former qu'une seule. Pour mieux signer, la seconde d'après, des tubes nonchalants de folk chaloupé. Impressionnant.
www.myspace.com/elephanz
Roken Is Dodelijk :
Il y a deux ans, certains d'entre vous avaient pu goûter au folk délicat et enjoué de Roken Is Dodelijk dans la mythique Ty Anna Tavarn, l'un des nombreux Bars en Trans. Depuis, les Lillois ont fait du chemin, publié un split single avec les babas barbus d'Akron/Family et un Ep bien à eux, rempli de chansons aux mélodies droites mais jouées de travers. Inventeur d'un concept fumeux (le roken roll), le sextet aligne les perles comme un Nick Drake plus joyeux qu'à l'accoutumée, comme un Belle & Sebastian des premiers jours. Stylophone, clarinette ou glockenspiel sont autant de délicatesses apposées sur des guitares mutines et des rythmes malins, pour des pop songs acoustiques, timides et un peu gauches. Mais qui vont toujours droit au coeur.
www.myspace.com/rokenisdodelijk

The National Parcs :
Les Montréalais de The National Parcs ne sont pas complètement inconnus puisqu'on y retrouve Vincent Letellier, alias Freeworm. Dans ce collectif mûr, mais très vert, la nature occupe une place de choix, puisqu'elle est la matière première de chansons naviguant entre soul, blues, et hip-hop. Un peu comme si Saul Williams se promenait en forêt et initiait au slam toutes les personnes rencontrées, The National Parcs concocte une musique hybride et innovante, en mettant au point de véritables ping-pong vocaux. Les Canadiens nous entraînent dans une aventure mélangeant échantillons de sons et d'images captés au grand air, au service d'un message écolo-bricolo mais jamais démago.
www.myspace.com/thenationalparcs
Gaëtan Roussel :
On ne va pas retracer ici l'incroyable épopée de Louise Attaque. Un étonnant parcours fait de folk au lyrisme âpre, et d'inlassables tournées des clubs, couronnés par un succès historique (plusieurs millions d'albums vendus grâce au simple bouche à oreille, c'était avant Internet !) dès la sortie de son premier album. Mais contrairement à ce que d'aucuns auraient sans doute fait, les quatre musiciens ont refusé de se reposer sur leurs lauriers pour mieux papillonner entre divers projets (Ali Dragon, Poney Express, Têtard...), tout en publiant deux autres albums sous leur identité phare. Gaëtan Roussel, lui, s'est investi dans Tarmac, a signé la musique du brûlot grolandais Louise-Michel et coécrit l'ultime album d'Alain Bashung, Bleu Pétrole. Discret mais déterminé, il tient sa fameuse promesse (J't'emmène Au Vent) et navigue entre Paris et New York pour enregistrer son premier Lp solo. Solo ? C'est vite dit ! Interminable et luxueuse, la liste des artistes et producteurs qui se sont pressés autour du Français donne le tournis : citons, entre nombreux autres, Mark Plati (Bowie, Bashung...), Julien Delfaud (Herman Düne...), mais aussi un ponte de l'écurie DFA en la personne de Tim Goldsworthy (The Rapture, UNKLE...), sans oublier Renée Scroggins (ESG) ou le vieil ami Gordon Gano, leader des mythiques Violent Femmes. Ces deux derniers viendront d'ailleurs se faufiler dans l'intimité de l'Aire Libre, pour soutenir Gaëtan Roussel, qui donnera un avant-goût de ce disque mystérieux à paraître en janvier 2010 ! Mais on peut déjà extrapoler, imaginer un disque perdu entre anglais et français, pop et chanson, électro et groove... Une partie du voile sera levée durant ces cinq soirées, où Gaëtan Roussel donnera autant de concerts totalement différents et uniques (dans tous les sens du terme), pendant lesquels l'homme nous livrera les titres qu'il vient d'immortaliser sur bandes...

The Narcicyst :
Narcy (Yassin Alsaman), plus connu sous le nom de The Narcicyst, est un rappeur... irakien né à Dubaï et résident aujourd'hui au Canada ! Ancien leader de The Euphrates, il a enregistré en solo trois albums depuis la dissolution du groupe en 2006. S'exprimant tantôt en anglais, tantôt en irakien, Narcy aime évoquer, au travers de ses textes, les principaux enjeux politiques du monde contemporain (la guerre en Irak, le conflit israélo-palestinien, l'islamophobie), tout en y mêlant des considérations plus personnelles. Journaliste à ses heures perdues, ce titulaire d'un master en communication conçoit la musique en général, et le hip-hop en particulier, comme une forme de témoignage toujours pertinent sur la réalité la plus crue.
www.myspace.com/euphrates
The Very Best :
Reflet des origines géographiques d'un trio formé entre la France, la Suède et le Malawi par Esau Mwamwaya et le tandem Radioclit, la musique de The Very Best se dévoile comme un radieux croisement entre sonorités electro, guitares pop et rythmes africains. À l'instar de The Ruby Suns ou de ses amis de Vampire Weekend, le groupe mélange les genres et les styles avec un aplomb et un naturel époustouflants. Agrémenté des contributions vocales d'Ezra Koenig (Vampire Weekend) et M.I.A, son premier album, Warm Heart Of Africa, résonne comme une irrésistible invitation sur les dancefloors les plus exotiques.
www.myspace.com/theverybestmyspace

Rodriguez :
Il est réapparu l'an passé, à la faveur de la réédition bienvenue de Cold Fact, un album de 1970 qui a traversé le temps sans prendre une ride. Originaire de Detroit (Michigan), Sixto Diaz Rodriguez fait partie de ces songwriters intemporels. Décidé à promouvoir ces ressorties inespérées - son deuxième Lp, Coming From Reality (1971), a également revu le jour -, l'homme parcourt depuis le monde pour faire (ré)entendre son folk psychédélique à l'addiction doucereuse. À l'occasion d'un rare passage dans l'Hexagone, le "Sugar Man" transforme cette escale rennaise en événement. Immanquable.
*BLK JKS :
Représentants éminents d'une nouvelle scène sud-africaine (Dj Mujava, Desmond & The Tutus) qui a définitivement rompu avec tous les clichés du folklore, les quatre membres de BLK JKS ont grandi à Soweto. Salué internationalement pour son éclectisme et son ambition, After Robots, le premier album du groupe, brasse une diversité de sons et de références impressionnante : le rock tonitruant et les rugissements électriques des guitares sont ainsi agrémentés de touches de ska, reggae ou même jazz. Un mélange des genres qui permet aujourd'hui à BLK JKS d'asseoir solidement sa réputation d'équivalent sud-africain de TV On The Radio.
www.myspace.com/blkjks
The Carps :
Débarquant a priori des deux pôles les plus opposés du spectre musical, Neil White et Jahmel Tonge n'ont pourtant jamais éprouvé la moindre difficulté à définir leur propre terrain d'entente artistique. Depuis leur rencontre en 2005, à l'université de Toronto, le fan de Motown et l'amateur avisé de punk rock et de psychédélisme s'amusent à bousculer les frontières confortables des stéréotypes de genre. Derrière sa batterie, Tonge donne aussi de la voix, dépeignant son quotidien avec des accents soul pendant que son compère se complaît à salir le tout à coup de basse distordue. Contrairement à ce que suggère le bon sens populaire, il n'y a pas de plus beau mariage que celui des Carps et du lapin.
www.myspace.com/thecarps
Meneo :
Attention, vent de tempêtes en prévision. Les deux joyeux drilles cachés derrière le nom de Meneo - le multi-tâches Rigo, né au Guatemala, et Vj Entter - vous convient, un grand sourire aux lèvres, à la soirée de leurs fantasmes les plus fous, le "club dadaïsme". Dans un déluge visuel et sonore, s'entrechoquent des influences que d'aucuns auraient cru inconciliables. Mais le tandem se moque des eus et coutumes et malaxent techno hardcore et rock, sonorités latines et accents ragga, le tout saupoudré de l'univers des jeux vidéo des années 80. Préparez-vous au dépaysement car ces gens-là vont vous Meneo où bon leur semble.
www.myspace.com/moremeneo

The Twelves :
Non, ce ne sont pas douze hommes de Rio qui se cachent derrière ce patronyme chiffré. Ils ne sont que deux, deux garçons surdoués et passionnés, révélés dans les clubs du monde entier par leur relecture tonitruante du Boyz de M.I.A. Depuis, le tandem a enchaîné les remixes avec un succès jamais démenti, ne reculant devant aucune tâche, prêt à se mesurer avec la pop de New Young Pony Club, l'electro de La Roux ou une antienne du calibre de... Take On Me de A-Ha. Mais, à l'heure de la sortie de leur premier maxi, The Twelves ne sont pas là pour plaisanter, comme en témoignent leur reprise du Night Vision de Daft Punk ou leurs prestations euphorisantes, où s'entrechoquent boites à rythmes, synthés, bandes, boucles, extraits de remixes ou propres compositions.
www.myspace.com/thetwelves
Mr Oizo :
Depuis son coup d'éclat Flat Beat, hit de l'année 1999 illustré par une marionnette en éponge sortie de son cerveau en perpétuelle ébullition, Quentin Dupieux a pris un virage à 360 degrés. Iconoclaste et insaisissable, ce producteur et cinéaste est devenu l'électron libre de la french touch. Un an après son troisième et meilleur album, Lambs Anger, qui le voyait alterner bombes dancefloor (Positif, rengaine contre l'instinct moutonnier) et tubes chantés (Carmen Castro, Error Smith et la prometteuse Uffie au générique vocal), Mr Oizo fait le tour du monde des boîtes de nuit pour des sets enflammés. Son passage aux Trans Musicales s'annonce d'ores et déjà dévastateur pour la tête et les jambes.
www.myspace.com/oizo3000


Gaëtan Roussel :
On ne va pas retracer ici l'incroyable épopée de Louise Attaque. Un étonnant parcours fait de folk au lyrisme âpre, et d'inlassables tournées des clubs, couronnés par un succès historique (plusieurs millions d'albums vendus grâce au simple bouche à oreille, c'était avant Internet !) dès la sortie de son premier album. Mais contrairement à ce que d'aucuns auraient sans doute fait, les quatre musiciens ont refusé de se reposer sur leurs lauriers pour mieux papillonner entre divers projets (Ali Dragon, Poney Express, Têtard...), tout en publiant deux autres albums sous leur identité phare. Gaëtan Roussel, lui, s'est investi dans Tarmac, a signé la musique du brûlot grolandais Louise-Michel et coécrit l'ultime album d'Alain Bashung, Bleu Pétrole. Discret mais déterminé, il tient sa fameuse promesse (J't'emmène Au Vent) et navigue entre Paris et New York pour enregistrer son premier Lp solo. Solo ? C'est vite dit ! Interminable et luxueuse, la liste des artistes et producteurs qui se sont pressés autour du Français donne le tournis : citons, entre nombreux autres, Mark Plati (Bowie, Bashung...), Julien Delfaud (Herman Düne...), mais aussi un ponte de l'écurie DFA en la personne de Tim Goldsworthy (The Rapture, UNKLE...), sans oublier Renée Scroggins (ESG) ou le vieil ami Gordon Gano, leader des mythiques Violent Femmes. Ces deux derniers viendront d'ailleurs se faufiler dans l'intimité de l'Aire Libre, pour soutenir Gaëtan Roussel, qui donnera un avant-goût de ce disque mystérieux à paraître en janvier 2010 ! Mais on peut déjà extrapoler, imaginer un disque perdu entre anglais et français, pop et chanson, électro et groove... Une partie du voile sera levée durant ces cinq soirées, où Gaëtan Roussel donnera autant de concerts totalement différents et uniques (dans tous les sens du terme), pendant lesquels l'homme nous livrera les titres qu'il vient d'immortaliser sur bandes...
L'intégralité de la programmation 2009 est disponible sur le site des Transmusicales.
Tags :
transmusicales, festival
26/11/2009 par gwado - 116 vues




















